La montagne plaisir, c'est un peu la quadrature du cercle: Etre seul sans trop marcher, monter haut sans trop grimper, faire de longues journées sans se lever à point d'heure... Le plaisir quoi!

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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 19:14
Voici un titre peu évocateur! Ne laissons pas planer le suspens plus longtemps... En effet, depuis le retour de Mada, les fidèles lecteurs du blog le plus regardé de la communauté chambérienne restent sur leur faim. Un retour mi septembre et peu d'activité sur le site malgré un été indien si délicieux... Bibi aurait-il arrêté la grimpe après avoir découvert le site d'Allèves dans les Bauges? Le contraste entre les îles paradisiaques et la grimpe en Haute Savoie fût il est vrai, difficile à digérer!

100: La barre des 100 grandes voies sportives est dépassée! Le clan webmontagne rit aux éclats! Mais bon, avec un nombre de jours de temps libre égal à ses jours de travail, le match est inégal! Le potentiel est moins important, quoi que le clan fixien targue qu'il suffit de travailler la nuit pour grimper le jour! Le gang des pantoufles n'est pas prêt de lacher ses nuits de rêves: vive la grimpe plaisir! N'empêche, il s'agit d'un tournant dans  la pratique, moins de montagne, plus de grimpe dure.

12: C'est le nombre de grandes voies parcourues cet automne, un bon score en 1 mois et demi! Une très belle arrière saison avec quelques voies majeures et trois coups de coeur:

Cancer à Presles: Une belle rouste. Et oui, après un mois au pays des 7b en solde, les 7a de Presles remettent les pendules à l'heure. Tant pis pour l'enchainement, on est heureux, les bras cramés!

L'ange en décomposition dans le Verdon: trois longeurs 100 m. Un 6c, un 7a et un 6a. Sur le papier ça casse pas des briques mais quelle grimpe! Deux longueurs majeures d'engagement, d'homogénéité, de variété, d'ambiance... Une petite appréhension au départ, une certaine détermination pour en venir à bout, un grand plaisir à en reparler, une bière à la main...


Au début du 7a, avant les hostilités...

Vade retro Satanas à la Maladière: Un site qui en repousse plus d'un avec une autoroute pas très loin. Une visite s'impose tout de même car Piola en dit plus que du bien! Au final, une voie magnifique. Un rocher certes un peu douteux dans le bas, compensé par un final époustouflant!


Iliana aux commandes de la cordée!

0: C'est le temps à ne rien faire et le nombre de grasse mat' depuis le retour de voyage. Un travail de plus en plus prenant, des soirées, des we dans les calanques de folie. Bref, un été indien qui a fillé à une vitesse ahurissante. Déjà l'hiver; encore des voyages, le ski. Pourquoi les bons moments passent si vite?


La saison est (presque) finie...
Par Fabrice - Publié dans : grimpe
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 09 2009 21:28
Voici un petit film de ce voyage fantastique en tous points... Probablement quelques textes à venir!

mada, le film

Par Fabrice - Publié dans : voyage
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Jeudi 6 août 2009 4 06 08 2009 22:11
Encore un bien belle voie ma foi fort soutenue dans un petit coin de paradis: les Aravis.

Je suis en train d'usurper le concept du blog car même si l'approche et l'heure du réveil collent avec le cahier des charges, la voie grimpe bigrement!! Et oui n'ayant encore pas muté, il faut se battre pour sortir les longueurs.

Sur le papier, c'est court mais intense pour la tête et les bras.

L1: pas mal. 7a court.

L2: sublime. Un mur technique de toute beauté! 7a.

L3: superbe. Ne pas oublier de mettre le cerveau sur "Off" et régler la paire de bras "power max". J'enchaine juste parce que j'ai vraiment pas eu envie de tomber mais alors vraiment pas. 6c+ bien fat.


Sonia, euh... Lucie arrivant tout sourire au relais alors que je me suis mis vert dedans. Toute ressemblance avec le Grec est purement fortuite...

L4: joli. Nous ne sombrerons pas dans l'emphasie du commentaire camp to camp... Mais c'est vrai que lorsque l'on enchaine une longeur, elle est souvent plus belle! 6b+.


Encore frais et dispo. Prêt pour la décot: "ça 6c?? C'est une blague géante!" Le retour de baton se cache un peu plus haut...

L5: Joli mais taquin. Le retour de baton en question. 7a(+)


Un bon 7a(+) des familles, presque aussi incompréhensible et compliqué que l'esprit féminin.

Et pour finir, un petit aperçu de ces hauts lieux où règnent quiétude et sérénité.


La Pointe Percée, la patrone des lieux...

Par Fabrice - Publié dans : grimpe
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 07 2009 21:04
La paroi rouge à Archiane, un vieux et beau projet. Le mauvais temps régnant en montagne, pourquoi ne pas rendre une petite visite à cette mythique face. Après une petite après midi de couenne, le camp est monté au parking d'Archiane avec vue imprenable sur la citadelle.

Le lendemeain, Bruno nous flash l'approche: la montée est vite avalée, nous voici à pieds d'oeuvre pour les Lyonnais après avoir admiré une wingsuit de bon matin.

Cette voie permet d'atteindre la grande vire pour rejoindre la paroi rouge. L'escalade n'est pas vraiement enthousiasmante. Une petite erreur d'itinéraire nous fait perdre un peu de temps mais rien de méchant. Après avoir franchi la vire nous cherchons le spit qui indique le départ de la courte longueur qui donne accès à la vire supérieure:
"les spits se voient au dernier moment dixit le topo" Le topo n'a d'ailleurs de topo que le nom!

Je m'élève donc de quelques mètres sans rien voir du tout sur un rocher douteux fait de plats déversés. Au bout d'à peu près quatre mètres, je décide de redescendre. Et là une sensation bizarre, la main qui lache. C'est pas normal, c'est du quatre! La main est en fait partie avec une prise...

Un dernier reflexe, crisper de toute ses forces ce plat... Et c'est la chute: parti en porte, je me retrouve dos à la paroi. Le sol arrive vite: impact sur la vire heureusement un peu en pente et entre les pierres...

Citons l'ami Gaton; verset 57 dent du géant par la face Sud:

"... j'ai fait une chute sans toucher le rocher, 25 m plus bas, qui en diagonale, file sous la paroi, pente bien raide  permettant un contact tangentiel et non à plat qui aurait provoqué un écrasement..."

Bruno arrête mes roulades, le spit de renvoi aura au moins servi à ça! Tout de suite un petit bilan: la cheville, le genoux. Y a rien de cassé, moi qui voyait tout exploser à l'atterissage.

Finalement rien de cassé, plus de peur que de mal et un retour autonome à la voiture. Qu'est ce qu'on fait maintenant?


Ou encore:


Sans oublier...


Et après la grimpe?

...

On continue!
Par Fabrice
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Lundi 22 juin 2009 1 22 06 2009 18:10
Malgré des vacances mythiques en Corse, une visite dans l'oiseau de feu et j'en passe, point de mise à jour sur le site semestriel de la montagne aux dires des mauvaises langues. Mais, là toutes les conditions sont réunies, une sortie sympa et des photos dans l'appareil!

Objectif: goulotte Baudin Afanassief, apparemment difficile à débusquer aussi bien dans les topos qu'à pieds d'oeuvre sur le terrain.

Tout commence donc par une petite voie avant de monter à l'aiguille. Les rêves de grasse matinée sont bien loin; merci Fix! Après s'être délesté de quelques euros, nous nous envolons, le porte monnaie léger à la vitesse de 400 mètres minutes. Nous voilà donc catapultés dans les hautes sphères de l'altitude en train de négocier âprement une nuit dans les couloirs. Finalement, nous dormirons dans la grotte de glace. Échec de la négociation. Des experts internationaux mèneraient des recherches des effets de l'altitude sur le fonctionnement du cerveau humain...


Le bivouac de rêve, non Fix n'a pas investi dans un météor 3!

Le lendemain, après un lever de soleil féérique, l'approche se révèle être la bonne surprise. Même si l'on passe sous de vilains séracs, celle ci n'est pas aussi pomatoire pour peu que l'alti soit bien réglé.


En approche du collet caractéristique...

Nous basculons donc dans un versant sauvage et peu visité du massif. L'ambiance est magnifique sous l'aiguille de Saussure.


Quelle ambiance!

Le couloir goulotte comme il est mentionné dans le Damilano sera grimpé à corde tendue en trois longueurs; les excellentes conditions ayant quelque peu gommé les passages techniques.

On notera les bretelles de Ueli Steck. Accessoires popularisés par le grimpeur homonyme qui permettent la grimpe sans dragonnes mais sans risque de perte de piochons. La seule différence entre les différents propriétaires pourrait être la vitesse d'ascension. L'un concurrençant allègrement la benne de l'aiguille (en remontant entre autres les grandes jo à balle), l'autre rampant à 3 mètres minutes dans le couloir!


Les fameuses bretelles...

Retour par la benne, avec la rencontre du très sympathique Christophe Profit pour la troisième fois!
Par Fabrice - Publié dans : montagne
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