Publié le 16 Septembre 2014

Vercors retord, Chartreuse plurielle ... Quoi de neuf en 2014 ? Rien de moins que le tour du mont blanc mon ami !! Un superbe programme autour d’un massif qui l’est tout autant : glaciers encore ventripotents, flèches de protogines fièrement dressées vers le ciel ... Y a pas à dire, ça a vraiment de la gueule dans le coin. Seul bémol à noter, une pluviométrie assez généreuse qui peut rapidement faire passer Koh Lanta pour un confortable séjour à Center Park. D’où la légère impression de jouer au millionnaire en remplissant le Doodle. Mais une fois n’est pas coutume, chemins secs et feu vert de Joël Collado pour la semaine, putain, on a les trois télés ! Showtime les loulous !

 

La fine équipe est au grand complet ce matin sur le parking d’Argentière. A commencer par Basto, véritable couteau suisse aussi aiguisé sur le bricolage que le pilotage. Vient Landry, notre sherpa officiel (avec un sac inversement proportionnel à celui d’OF), il obtiendra également le maillot de la combativité vu la tête de son biclou. Yannick, pour l’infirmerie et le reboostage de groupe. Une vraie pile ce mec, le lapin Duracell à coté, c’est limite un cgtiste ! Puis, Olivier, abonné aux revues de presses et à l’animation, souvent aux dépends d’un certain PierreL qui boit toujours du coca-fraise et tente de financer sa nouvelle monture via des covoiturages surfacturés. Puis Yann, qui après avoir vidé les stocks de bière de sa région se sent fin prêt. Enfin, PierreB et votre serviteur, aux manettes de l’organisation. Tout ce petit monde forme un écosystème qui fonctionne plutôt pas mal.

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La première journée, toujours un peu poussive se doit d’être courte. C’est donc sans grand remord que nous plaçons machines et bonhommes sur le télésiège du col de Balme pour cette unique entorse à l’éthique. S’en suit une sieste absolument pas méritée et Newton nous pose rapidement à Trient par de superbes singles. Une descente qui reste tout de même sportive et technique. Je me permets d’ailleurs de proposer un nouvel axiome (1) à cette loi universelle de la gravitation:

 

Newton + racines + épingles = OTB (1)

 

Nous voici donc arrivés à bon port : l’hôtel la grande ourse, mais nous allons vite déchanter : accueil type borne de péage «Bonjour, veuillez introduire votre carte», repas weight watchers force 12 … Dans la chambre, c’est pas l’opulence non plus avec une maigre couverture épaisse comme du papier à rouler. Le U du béton étant ce qu’il est, la nuit risque d’être frisquette. Et gare aux petits resquilleurs qui en voudraient une deuxième … A l’amende ! Cerise sur le gâteau, le wifi marche mal dans les chiottes d’après PierreL … Nan mais changez de boulot les gars !

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Le lendemain, nous quittons donc sans regret cette usine. Par un petit crochet, notre trace vient lécher le glacier du Trient sous l’aiguille du Tour, puis un superbe sentier en balcon nous amène rapidement à la Forclaz. Au menu, un poussage plutôt viril pour ce coup-ci mériter la belle descente en direction du lac idyllique de Champex où le gramme de café doit avoisiner celui de la cocaïne. Après 9h de selle et quasi 2000 de D+, nous faisons enfin valoir notre droit à l’apéro. Voilà une journée où tu tapes un peu dedans mais le gîte de la Léchère est un merveilleux endroit pour recharger les batteries. Nous voilà réconciliés avec les helvètes, quoi que. Les vététistes ne laissent pas indifférents, certains piétons sont carrément hostiles à ce mode de transport.

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Jeudi, un peu fourbus, nous rejoignons le grand col Ferret dans un brouillard et un vent glacial. Mais à la faveur d’une trouée, la vue se dégage : les grandes Jorasses dévoilent leur sauvage et puissante face Est. Au fond, l’inquiétante dentelle de Peuterey guide le regard jusqu’au Mont Blanc, nettement plus austère de ce côté. Encore plus loin, le refuge Elisabetta nous rappelle qu’on a encore du pain sur la planche. On file donc sans tarder sur Elena pour une descente piégeuse et déjà, les estomacs ordonnent la pause casse-croute. Il reste à présent la fastidieuse remontée du val Veny avant de venir s’échouer sur la terrasse du refuge complètement rétamés. Encore une étape costaude. Nous retrouvons le groupe de marcheurs flanqué d’un joyeux drille qui te ferait passer JC Duss pour quelqu’un de pas pénible en fait.

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Vendredi, dans un froid de canard nous basculons via le col de Sagne sur la France pour atteindre les Contamines. Magnifique étape, variée, longue et conclue par un superbe diots/crozets. Autour d’un verre de génépi et d’un gardien, qui lui ne s’est pas trompé de métier, nous validons le tracé de l’étape finale. Mais ce soir, le breuvage a un petit goût de nostalgie je trouve … Au réveil, le café a du mal à faire son boulot et les organismes se mettent difficilement en mouvement vers les chalets de Miage. Nous délaissons la montée au tricot et filons directement vers le col de Voza : c’est bionnassay long comme ça ! Un ultime gueuleton au soleil, un peu de route, un peu de chemin et puis voilà, c’est fini … 200 bornes, un bon 7500 de D+ : chapeau les gars.

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De solides chiffres qui ne sauraient résumer ce voyage, hors du temps. On se quitte donc là, un peu rapidement, PierreL devant gérer un go-fast de kalachnikovs sur Marseille.

Heureux de rentrer au bercail mais la tête dans le vague, encore perchée là-haut … Vercors retord, Chartreuse plurielle et Mont Blanc quoi alors ? Mont blanc … dément ?? Oui, assurément.

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Rédigé par Fabrice

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