Retour sur une trilogie de rêve, enfin pour moi!

Publié le 3 Novembre 2008

Cet été 2008 est propice à la découverte de nouveaux horizons, le crédit vacances est bien là, la forme en grimpe aussi! Je lorgne depuis longtemps sur le topo d'Arnaud Petit. Les Pyrénées deviennent alors un objectif pour ce petit voyage.  Départ avec Lucie, Vincent, Guillaume et Rémi.

Acte 1: Le Spigolo!

Pour cette première étape nous logeons à Lescun dans un gîte non loin d'un hôtel à l'ambiance unique.

Spigolo Sud de la petite aiguille d'Ansabère: le topo fait rêver ou peur surtout si on lit les commentaires de la 94 ème course des 100 plus belles! Pour moi cette aiguille présente une attraction magnétique, on se croirait dans les dolomites. Tout est là! Pas trop long (faut pas déconner, on est sur montagne plaisir!), difficile (ED quand même, avec un équipement à compléter) et sauvage. Cet adjectif va si bien au Pyrénées: pas de 4000 prestigieux ni de grands glaciers mais la solitude dans les classiques et des escalades de caractère... Chapoutot avait raison!


Une verticalité absolue

Après avoir tâté le terrain pyrénéen dans une voie d'à coté, la Despiau-Ferrané (que je déconseille pour son coté dangereux) nous attaquons dès le lendemain ce fameux Spigolo. La première difficulté consiste à traverser le champ de moutons gardés par d'affreux chiens patous, pas sympas du tout! Après une approche bucolique, on s'équipe au pied de la ligne. Le parcours du socle est quelconque puis ça se redresse et la qualité de la grimpe va crescendo. Vincent a parcouru des longueurs biens difficiles, je reprends alors la tête pour l'artif, facile avec quelques pas qui réveillent!


Le cirque de Lescun

Nous arrivons dans mur terminal, le rocher est exceptionnel, la verticalité absolue, seulement quelques 210 mètres mais une ambiance à couper le souffle... Le parcours des trois dernières longueurs nous laissera à coup sur de grands souvenirs: Une escalade technique et exigeante physiquement. Bref, une voie vraiment majeure!


Quel gaz!

Acte 2: Zulu demente

Nous nous déplaçons vers l'Espagne, plus précisément vers Riglos, encore un lieu incontournable de la planète grimpe. Quatre voies superbes seront parcourues presque au frais. Il faut pour cela se lever tôt! Pour moi, la plus belle sera Zulu demente, pour la grimpe athlétique, typique des Riglos, mais surtout pour l'ambiance monstrueuse de la visera (casquette en Français). En effet, la paroi déverse  de quelques 20 degrés et s'affine vers le sommet. Des pas blocs le corps à l'horizontal avec 200 m de vide sous les pieds et dans du gros dévers, ça ne se rencontre pas tous les jours pour un grimpeur de 6b/c!


Riglos, la casquette est à droite!

Acte 3: La Sud Est de la pointe Jean Santé

C'est probablement une de mes plus belles journées de montagne... De retour dans les Pyrénées, nous nous dirigeons vers le Pic du Midi d'Ossau, montagne complexe avec toutes ses arêtes, pointes et sommets.


La belle face

Nous parcourons le doigt de pombie qui nous  ramène à la réalité sur notre niveau en fissure.  Finalement, ce ne sera pas la Sud-Est directe mais la Sud-Est tout court de la pointe Jean Santé qui sera parcourue. Chronique d'un jour parfait:


L'attaque des dièdres

Cette course résume on ne peu mieux l'esprit montagne plaisir. Une approche courte (20 minutes), une voie d'ampleur peu extrême: 500 mètres, du bon 5 sup de la recherche d'itinéraire, du TA et une descente gazeuse à souhait. Pas un nuage de la journée, des longueurs qui s'enchaînent bien, un rocher fantastique...

La ligne est d'une variété est d'une beauté rare. Une escalade typée à l'ancienne assez athélique.

Le tout clôturé par une soirée festive! Que demander de plus?

Rédigé par Fabrice

Publié dans #montagne

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cloud"on" 19/05/2010 11:09


"Pas un nuage de la journée" :-)


Fabrice 25/05/2010 21:59



Superbe jeu de mot!