Rêve d'escalade et escalade de rêve

Publié le 12 Novembre 2008

ou le beau we à Aiglun!

La cerise sur le gâteau et Saga (attention à l'ordre avec le titre...)

Et oui, comme le plagiat sur le net sévit de plus en plus, je suis obligé de trouver du sens à ce we car mes photos d'une exceptionnelle qualité sont déjà publiées sur un site concurrent.... Pour rester dans le coup malgré une mise à jour trop tardive (la faute à un vrai travail), la rédaction doit apporter une valeur ajoutée....

La tache n'est pas simple, trouver du sens à une activité inutile, dangeureuse et stupide: grimper!

" A quoi cela te sert-il d'apprendre à jouer de la flûte alors que tu va mourir?"

Et Socrate de dire:

"A jouer de la flûte avant de mourir" Citation mort classe issue d'une pub petzl (moins classe!)

Tout ça pour dire que cette activité à priori inutile peut avoir du sens. Tout d'abord dans la genèse du projet: Le rêve d'escalade. C'est la cas de la voie "la cerise", convoitée depuis quelques mois. Quel plaisir de rêver cette voie dans mon topo préféré, d'apprendre par coeur la quantité de matériel à emmener, un plaisir d'enfant! (d'autres se rapprochent de cet état de grâce à l'aide de peluches en forme de raton laveur!)


Fix nous présente wiki

Comme disait gaston, en rêver c'est déjà être en chemin...

Mais voilà, un jour il faut quand même y aller pour mettre à profit la dure séance hebdomadaire à dévers (on deviendrait presque des grimpeurs!). Le soleil est là, la forme correcte mais sans plus et cette pression affective (tel un fred rouhling avant de repartir dans salamandre) car l'objectif visé n'est autre que la coche à vue de l'intégralité de l'itinéraire! Objectif ambitieux quelque peu utopique... Cette petite pression ne doit pas gâcher le plaisir mais c'est pas évident de la laisser au pied de la voie.
L'enchaînement à vue sera raté. Frustrant: oui. C'est pour cela qu'il est bien difficile de transformer un rêve de course en course de rêve!


Ne rien lâcher, la coche?



Et non! Qu'importe! Combat et concentration...

Dans la course de rêve, le plaisir vient des moments ressentis, lorsque la réalité devient un rêve.
La voie Saga ou l'escalade de rêve, voie inconnue (pour moi!), pas de pression, pas en forme. Comme dirais Jean Claude Duss: "Oublie que t'as aucune chance, sur un malentendu ça peut ptet marcher!"

Cette vision des moments plaisir où l'on ne vise pas de sommets ou de voies ambitieuses et une vision du bonheur en montagne cher au Chap's qui s'était rendu compte que le plaisir ne venait pas forcément de la réalisation d'une face nord ardue dont on reparlera avec fierté par la suite.

Saga fait partie de ces escalades de rêve où tout se passe pour le mieux alors que c'était mal barré... Quel plaisir de mettre un gros but à notre webounet national dans un 6c+ (avant de se faire cueillir par un pas de bloc ABO qui aurait permis un vutage en règle de la voie)... Quel plaisir de grimper serein libre du carcan des objectifs...


Escalade relachée...

Mais bon, chacun trouvera son bonheur entre ces deux visions...

Rédigé par Fabrice

Publié dans #grimpe

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GeorgesL 31/07/2009 00:54

Tombant par hasard sur votre site, je me demande toutefois l'intérêt d'aller répêter ce genre de voie. N'est ce pas rabaisser l'escalade à une pauvre succession de mouvement gymnique sur un rocher. Que faire alors de la découverte d'un itinéraire nouveau, Qu'est devenu le plaisir de planter un clou dans un dièdre humide ?

http://georges.livanos.googlepages.com/lefilmdejeanafanassieff

Gegene 03/01/2009 18:16

pas d'internet dans le nouvel appart ?
Donc tu utilises l'internet de ton travail à des fins personnelles ? ! ?

nico 16/12/2008 11:21

Euh.. je me souviens que le webmaster avait un jour évoqué d'un ton moqueur les toiles d'araignées envahissant le site d'un Chambériens ne stockant pas que du foin dans sa Grange... si ma montre ne déconne pas, on est les 16 décembre.. sois plus d'un mois depuis le dernier article! La très grande qualité de celui-ci ne doit pas autoriser à négliger la quantité. Quelque soit le support, c'est la reflexion qui compte!
En plein cours de philo et de psychothérapie des pratiques alpines, on se sent vite abandonné! Webmaster, vous jouez en ce moment avec la santé morale de vos lecteurs assidus!! Reprenez vous!

Fabrice 17/12/2008 08:38


Merci de dépoussiérer le site un peu à l'abandon, il est vrai... La faute à un emploi du temps limite en ce moment et surtout pas d'internet dans le nouvel appart! Les artciles vont reprendre, il
le faut!


Guillaume 12/11/2008 19:55

C'est étrange comme l'on peut se mettre la pression en escalade pour un enchainement de longueurs... Du coup le plaisir de la grimpe est le plus souvent au relais après les difficultés... qui sont en soit pas simplement physique et technique mais bien mentale, comme nous le démontre bibi dans son rêve d'escalade qui fut un échec du coté "cochage" alors que la voie "La cerise..." est finalement aussi belle et dure que "Saga".

D'ailleurs en parlant du but que j'ai pris dans un 6c+, je rappellerais aux lecteurs de ce blog en pleine expansion que j'ai dû faire la voie intégralement en tête (gegene en petite forme a fait le "client") et que moralement cela use et que le plaisir ressenti est encore différent de celui que l'on éprouve lors d'une grimpe en réversible où la cordée se soutient mutuellement dans les difficultés.

Bon finalement très intéressant ce week-end du coté des réflexions métaphysiques de notre sport !