Chartreuse plurielle

Publié le 19 Juillet 2013

Après Vercors Retors, le rassemblement annuel des accros de la pédale boueuse se dirige vers la Chartreuse profonde. Le programme est petit mais costaud : 2 jours de vélo, 90 km et un petit 4000 de D+ reliant les capitales Savoyarde et Iséroise : simple, logique et efficace !

 

Samedi, direction Saint Cassin et le Corbelet. Après une bonne première rampe soutenue qui annonce la couleur et la découverte du VTT de Patoche (putain !), on se prend deux kilomètres complètement dégueulasses. Les pneus, à la manière d’une paire de peaux de phoque mouillées dans la poudre, essaient d’accumuler le maximum de boue : Chartreuse vicieuse … Heureusement, ce sera bien le seul et unique passage vraiment pénible. La traversée continue sous le mont Outheran puis via le col du Grapillon, point de départ d’une grosse descente comportant quelques petits traquenards, notamment une bien peu visible clôture en fil de fer …

Chartreuse plurielle

Pierre, devant, signale l’obstacle avec une discrétion qui en dit long sur ses ambitions professionnelles. Ça ne loupe pas et Olivier arrivant pleine balle, nous gratifie d’un superbe soleil annoncé par Météo « crash » France. Chartreuse piégeuse ! L’attentat passé, nous dévalons les vertes et grasses prairies en direction du col de Cluse. Il fait beau et comme la nature est bien faite, un troquet nous tend les bras : panaché, bière, Orangina et coca fraise (le coca fraise, y parait que c’est vachement bon) réhydratent la machine. Pourtant la journée n’est pas encore terminée : la Ruchère est en vue mais défendue par une méchante remontée …

 

Cette dernière grimpette termine et rétame proprement le bonhomme. Un enduro c’est bien en descente par contre en montée, c’est une vraie plaie. Je lutte pour tenir les 6/7 km/h, de quoi être radié à vie de la pédale 73. (Ndlr : je suis co-président alors je fais ce que je veux !). Enfin, dans un virage, la divine apparition dénommée « étape cartusienne » annonce la fin des hostilités. Dans la foulée, nous tombons quelques bières puis sans transition, un bon diot / polenta. Après plusieurs messages subliminaux et plutôt subtils pour des gens aussi lucides qu’un Gérard Depardieu au réveil, on nous paye le dijo ! Chartreuse liquoreuse !

Chartreuse plurielle
Chartreuse plurielleChartreuse plurielle

Dimanche, temps maussade et petit crachin breton : Chartreuse brumeuse … Les vieux démons du Vercors nous rattrapent mais le temps tient, bon an mal an et dans une belle ambiance. Un dernier portage nous pose au col d’Arpizon. On baisse la selle, on ressert les chaussures et on essaye de suivre Basto « MacAskill » : le vélo accélère prodigieusement et puis tout d’un coup, tout s’arrête … la tête dans un caillou mouillé : Putain de Chartreuse !!! Descente sur le couvent dans la brume. Un lieu résolument impressionnant qui ne saurait se résumer à l’excellente picole éponyme : Chartreuse mystérieuse ... Là, nous délaissons la grande Sure et ses pentes nuageuses pour la version classique par Saint Pierre de Chartreuse. La dernière grosse montée est bien ici, sous les pentes du roc d’Arguille, il faut serrer les dents et tenir bon. Plus loin, le soleil fait enfin une timide apparition au chalet d’Emeindras. Une petite sieste et Newton nous conduit au col de Vence avant d’aller chercher la superbe et technique descente du mont Rachais : Baasee !! On a la banane ... That’s all folks ! See you next year !!

Chartreuse plurielle

Rédigé par Fabrice

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Co prèsident 24/07/2013 14:38

Putain, ça fait plaisir un peu de lecture sur montagne plaisir !
Le style est toujours aussi efficace, superbe !
Une MAJ imminente sur les cols kirghiz de 70 km est à venir.